Le site de Laval se situe à 20 minutes à pied du hameau de Villedemont. Il s’agit d’une étape du circuit pédestre (PR 292). Il semble que vers la fin du XIe siècle le Prieuré de St-Julien soit déjà implanté sur ce site. A la révolution, la chapelle désaffectée et mal entretenue devait être en partie ruinée.
Après la tourmente révolutionnaire, on remonte le mur du fond de la nef en réduisant la longueur de celle-ci ; la porte romane est alors détruite au profit d’une ouverture plus simple ... en savoir plus ?
Il semble que vers la fin du XIe siècle le Prieuré de St-Julien soit déjà implanté sur ce site. A la révolution, la chapelle désaffectée et mal entretenue devait être en partie ruinée.
Après la tourmente révolutionnaire, on remonte le mur du fond de la nef en réduisant la longueur de celle-ci ; la porte romane est alors détruite au profit d’une ouverture plus simple et un nouveau campanile voit le jour. Le chœur est voûté en cul-de-four et repose dans sa partie interne sur cinq architraves. Les quatre chapiteaux sont décorés de feuilles d’eau d’allure très élégante. Un tailloir semble avoir sur son plat une gravure de chevrons. Les colonnettes sont galbées et les bases possèdent de grosses moulures toriques. L’arc triomphal est tout à fait remarquable.
La chapelle est composée d’une seule nef, divisée intérieurement en arcatures séparées par des colonnettes aux chapiteaux rudimentaires. Une seule fenêtre à plein cintre (art roman) éclaire la chapelle dont l’entrée se trouve au midi, surmontée d’un campanile à une cloche. Ce campanile (d’origine plus récente) est l’œuvre de M. Morizon, curé de St-Pal .
Durant la plus grande partie de XIXe siècle jusqu’à nos jours, la chapelle est devenue un lieu de pèlerinage à St-Laurent. Ce pèlerinage est toujours en vigueur les lundis de Pentecôte.
Elle fut inscrite à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques le 24 mai 1996.
De style néogothique et construite en pierre du pays, elle est surmontée d’un clocher, lui aussi en pierre, qui culmine à 54 mètres. Achevée et consacrée par l’évêque du Puy en 1869, l’église de Sainte-Sigolène est dédiée à Saint-Barthélemy, l’un des douze apôtres. Restauré en 1975 et en 2002, ce très bel édifice contient des vitraux remarquables. Les plus anciens sont ceux des chapelles latérales (1869). Installés en 1874, les trois vitraux du chœur présentent, autour du Christ, des personnages bibliques et des pères de l’Eglise. Dans les nefs latérales ils représentent des saints et datent de 1883-1885. En 1969, pour le centenaire de l’église, deux vitraux très riches, de facture moderne, quoique figuratifs, retracent la vie, la vocation et les miracles de Sainte-Sigolène, abbesse ayant vécu au VIIe siècle dans la région d’Albi ... en savoir plus ?
Autres éléments intéressants : Piéta très expressive. - Croix en bronze et autel dorés, œuvres de Philippe Kaeppelin, sculpteur du Puy (1982). - Baptistère en pierre, fermé par une coupole en cuivre. – Chemin de croix aux tableaux très travaillés. - Tabernacle moderne enchâssé dans des blocs de granit taillés.
Le portail principal porte les traces des évènements du 21 février 1906 lorsque les paroissiens se sont opposés à la tenue des inventaires imposés par la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat. Une plaque commémorative relate les faits.
Un dépliant gratuit est à la disposition des visiteurs dans l’entrée de l’église. Sur demande et selon les disponibilités, des visites commentées peuvent être organisées.
L’église :
L’église actuelle est l’œuvre de l’architecte FAVROT ; elle date de 1874. C’est un édifice de style roman, à trois nefs et un grand déambulatoire au chœur. Les trois autels sont en marbre blanc. On peut y admirer les confessionnaux et les boiseries du chœur en chêne massif, très finement sculptés.
L’orgue de l’église :
L’orgue a été construit au milieu du XIXe siècle par M. Cavalier, facteur d’orgue amateur, sacristain et carillonneur à la cathédrale de Mende. En savoir plus : fort de ses observations lors de la restauration du grand orgue de la cathédrale lozérienne entre 1835 et 1838, il entreprend de construire, pour son domicile « un cabinet d’orgue » comprenant un clavier avec 5 jeux et 258 tuyaux, réalisés exclusivement en bois (notamment en noyer et épicéa).
Ayant décidé par la suite d’améliorer son instrument, il y ajoute à l’arrière un second sommier actionné par le même clavier, sur lesquels, il pose deux jeux et demi, augmentant le nombre de tuyaux à 393, chiffre qui n’a plus varié depuis. Le travail de construction se termine en 1845.
En 1966, l’abbé Fraisse, curé de Saint Pal de Mons se porte acquéreur de l’orgue et le fait installer dans l’église de Saint Pal.
L’arrêté de classement, daté du 18 mars 1977, classe l’instrument parmi les Monuments Historiques.